DES TECHNOLOGIES NOUVELLES QUI DOIVENT ÊTRE DÉVELOPPÉES POUR ASSURER L'AVENIR ÉNERGÉTIQUE DE LA FRANCE POUR ASSURER L'AVENIR ÉCOLOGIQUE DE LA PLANÈTE Dans l’Union européenne, la consommation énergétique provient du pétrole (41%), du gaz (23%), du charbon (15%), du nucléaire (15%) et des énergies renouvelables à hauteur de 6% seulement. La question ne fait plus débat : la menace liée au réchauffement de la planète et les risques pesant sur la sécurité énergétique imposent un développement des énergies renouvelables. Conformément aux objectifs fixés par l’Europe, la France s’est engagée à produire d’ici 2013, 23% de la consommation électrique renouvelable. Nous sommes loin du compte, sauf que la France dispose du deuxième gisement potentiel hydrolien d’Europe estimé à 6 GW, équivalant à 3 centrales nucléaires. Le «paquet énergétique» lié à la mer distingue cinq filières possibles : l’énergie houlomotrice (les vagues), hydrolienne (les courants), marémotrice (les marées), la biomasse algale et enfin l’énergie thermique des mers. Comparé à l’éolien et au solaire, l’intérêt majeur de cette ressource est qu’elle est parfaitement prévisible s’agissant en particulier de l’exploitation des courants et des marées. Au Japon, en Chine, aux Etats-Unis, au Canada, au Royaume-Uni… Des projets se développent partout dans le monde. La France, qui avait pourtant été précurseur dans les années 60 avec l’usine marée motrice de la Rance, commence seulement à prendre pleinement la mesure des enjeux. La Bretagne notamment s’est engagée avec conviction dans cet avenir énergétique. La Normandie - l’autre sœur maritime - a également les moyens de s’inscrire dans cette logique positive en tirant parti de sites aussi intéressants que celui d’Antifer. Les deux régions normandes ont d’ailleurs décidé d’unir leurs efforts avec cinq autres conseils régionaux (Bretagne, Pays de la Loire, Paca, Réunion et Rhône-Alpes), pour soutenir la filière en signant un accord de coopération sous le nom d’ Ipanema (Initiative partenariale pour l’émergence des énergies marines). La démarche est porteuse d’espoir d’une ère nouvelle, car il y a beaucoup de travail de recherche, d’innovation et d’expérimentation avant de démontrer la compétitivité de cette énergie : les promoteurs devront avoir la garantie d’un retour des lourds investissements qui seront nécessaires à une mise en œuvre industrielle. ACCUEIL - LIENS
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